mardi 13 juin 2017

Revue de détails.



Un truc que je voulais faire depuis longtemps, poster des clichés des quelques armées que je possède.

On commence par le 1er empire, ma période de prédilection, avec celles que je joue à NPOW (Napoleonic Principles Of War de Tom Penn). 

Voici l'armée napolitaione commandée par Murat en 1815 lors de la bataille de Tolentino (2 mai 1815) où il fut défait par les autrichiens. 

Figurines AB.
Peinture de mon ami Jean-Jacques Birault (cadeau pour mon anniversaire. Ce garçon est fou ...).
Je me suis contenté de faire les socles.



Murat et ses généraux : 



 Artillerie à pied : 



Artillerie à pied de la garde et artillerie montée : 



Infanterie de la garde :



Infanterie légère et de ligne : 






Cavalerie de la garde : 




Train d'artillerie : 




Poursuivons avec quelques "bricoles".

Figurines Essex, AB et d'autres marques que j'ai oubliées. 

Napoléon et son état-major - 1 cantinière et son chariot peinture de Laurent Groscolas :




Quelques régiments de ligne dont les "canaris" de Berthier et Isembourg (peinture Jean-Jacques Birault).



Un régiment de gardes d'honneur - peinture Jean-Jacques Birault : 



Des cuirassier un peu perdus :



Lasalle - peinture et socle de moi-même : 




Seconde armée 1er empire en stock, les russes de la 1ère bataille de Polotsk en 1812.
Figurines AB.








Changement radical d'époque puisque nous basculons dans la période des croisades.
Voici mon armée Later crusader pour DBM/DBA.
Peinture et socles de moi-même.
En ce qui concerne les armoiries autres que des ordres militaires, je me suis attaché à reproduire au mieux les armoiries de chevaliers ayant vraiment participé aux croisades et en allant chercher plutôt des familles moins connues.
Figurines Légio heroica et quelques Essex.










On remonte encore un peu dans le temps pour arriver à une armée antique "polymorphe" puisqu'elle me sert aussi bien à jouer les parthes que Palmyre (cette dernière avec un contingent romain).
Peinture et socles de moi-même.
Figurines de marques diverses 15mm.







Quelques contingents qui servent d'alliés ou pas.
Figurines Essex, Touler, Corvus Belli.

Rome : 



Des cavaliers arabes "génériques" mais qui pour le moment sont le noyau d'une armée DBA : 



Les huns, en attente de renforts : 




Et pour finir, la période biblique avec des libyens pour DBA.
Figurines 1/72° Caesar : 






DBM 200 : Later crusaders vs medieval french ... ou la chronique d'une autre défaite annoncée.

Il y a deux semaines, Pierre est venu me rendre visite à Orléans, profitant de ma convalescence après une opération du genou pour en découdre sur une table de jeu, en l'occurence celle de DBM en 200 points.

C'était l'occasion pour lui de déployer sa toute nouvelle armée très joliment peinte, face à mes croisés tardifs qui n'avaient, jusqu'ici, que participé à 3 batailles DBA. 

Pour ma part, j'alignais 3 corps : 1 de chevaliers Kn(F)accompagnés de quelques arbalétriers montés, 1 d'infanterie lourde composé de Sp(I) et (O), avec d'autres tireurs et le 3è!me étant celui d'un allié arménien de Cilicie à base d'Ax, de Ps et de 3 Kn (faute de figurines adéquates, des Ax romains ont remplacé avantageusement les absents).
Mon armée est complètement irrégulière, tant pour le commandement que pour les troupes.

Pierre est l'attaquant. Il pose donc les éléments de terrain et je tente ensuite de choisir le côté qui me conviendra le mieux.
Le terrain se compose d'une broussaille à gauche, d'un bois au fond à droite et d'une colline escarpée (difficile) au 1er plan à droite.
Le jet de dé me permet de rester à droite, ce qui me convient.

Je place mon corps d'infanterie vers la colline, mon corps de chevaliers à sa droite et enfin, l'allié en embuscade dans le bois.

Pierre positionne ses montés Kn(S), Cv et ses Hd face aux miens et un énorme corps de piétons (dont des arbalétriers montés en nombre) face à mon infanterie. 
Vu la taille de ce dernier corps, je déduis qu'il n'en a pas de 3°, ce qui va être un avantage pour moi.
Son armée est elle aussi irrégulière.



Pierre lance en avant ses montés en envoyant en éclaireurs des Cv pour tenter de désorganiser mes chevaliers irréguliers en les sacrifiant le cas échéant. Ses Hd avancent sur le bois.
Dans le même temps, ses arbalétriers montés commencent à contourner la colline escarpée.

Commandés par le général en chef, mes chevaliers avancent tranquillement et s'appuient sur le bois d'où sortent les troupes alliées, chevaliers en tête, ces derniers ayant comme cible les hordes imprudemment déployées en plaine. Mon infanterie en bouge pas.



Les hordes commencent à se dire que le temps tourne peu à peu à l'orage pour elles. La piétaille arménienne tient solidement le bois.


 Pierre pousse son avance un peu plus loin, appuyant ses chevaliers avec quelques tireurs mais ce faisant, ses Cv se retrouvent coincées entre deux lignes de chevaliers ...

Mon infanterie avance et se déploie notamment pour faire face à la menace potentielle des arbalétriers montés qui ont entamé le contournement de la colline. Les arbalétriers montés de mon corps de chevaliers arrivent en renfort de ce côté là.
Mon allié sort du bois, les chevaliers se mettent en ligne prêts pour étriper les hordes. Les Ps se mettent en lisière du bois pour profiter de toute prise de flanc possible.



Les hordes se sont positionnées pour tenter d'absorber au mieux le choc mais les chevaliers arméniens n'en ont cure et se jette sur leur proie comme la misère sur le bas clergé breton. Dans le même temps, un Ax et un Ps arméniens s'en prennent à une Cv aventurée à proximité de la forêt.

Le choc est violent : deux Hd sont pulvérisées et la Cv détruite.
Les chevaliers français avancent et se préparent au choc ... sauf que ma ligne de chevaliers est supportée sur ses deux flancs et je me sens plutôt serein même si j'envisage des pertes. J'ai donc disposé en seconde ligne 2 Cv turcophones pour combler les brèches qui ne manqueront pas d'apparaître.

Le choc tant attendu a lieu. Kn(S) face aux Kn(F). Clairement, je pense que l'avantage au corps à corps est aux français mais mes chevaliers sont bien soutenus et disposent de réserves.

 La plus complète désorganisation apparait très rapidement du fait des avances spontanées des uns et des autres.
Les chevaliers arméniens achèvent les hordes et l'infanterie commence à prendre de flanc l'ennemi, voire à le contourner sur ses arrières.
Mon infanterie fait face à quelques troupes adverses sans sourciller.
Les arbalétriers montés ennemis restent l'armée au pied devant la colline escarpée. Cette inactivité m'arrange grandement.

 Les hordes ennemies sont entièrement détruites et les chevaliers arméniens ont désormais comme cible le camp adverse.
Sur le reste de la ligne de bataille, ce ne sont que reculs et avances successives.


Malgré leur supériorité qualitative, les chevaliers français plient peu à peu sous le nombre et subissent des pertes. Une jolie brèche est faite dans leur ligne tandis que leur général en chef repousse peu à peu ses opposants vers mon camp ...


 Les arméniens se ruent sur les campement adverse que les arbalétriers montés, sortis enfin de leur torpeur, ont tenter, vainement, de protéger.
Les chevaliers français succombent avec honneur et il me faut envoyer des renforts pour parvenir à bloquer leur général qui continue de repousser mes troupes et se rpproche peu à peu de mes bagages.

 Les chevaliers français ont tous disparu. Il ne me reste qu'à piller le camp, repousser et détruire le peu d'infanterie envoyée face à la mienne et capturer le général ennemi qui fait mieux que résister puisque ...


 Puisque je suis obligé d'envoyer 3 fois plus de troupes pour le bloquer enfin et mettre un terme à sa chevauchée héroïque ...


 A quelques toises de mes impedimenta ...



La bataille s'achève par le pillage du camp ennemie, la destruction d'une partie de son infanterie.


 Je ne perds qu'un élément de Kn sacrifié volontairement.

La bataille se termine. Les français sont vaincus.


Victoire facile : l'armée de Pierre était mal montée. 2 corps ce n'est pas suffisant et commander un gros corps avec des dés irréguliers ce n'est pas simple. Ses arbalétriers montés n'ont rien fait de la partie, sauf à la toute fin. S'il les avait envoyés sur le flanc gauche de mon infanterie, très vite car montés, tout en avançant ses propres piétons plus nombreux que les miens, la donne eût été différente. Je l'aurais peut-être emporté mais plus difficilement et avec plus de pertes.
Finalement, cette partie a permis à Pierre de voir que son armée devait être repensée pour gagner en efficacité. Les français médiévaux sont très forts. C'est une armée qui, bien menée, est difficile à battre.